Amélioration de la qualité de l’air intérieur par l’optimisation de la ventilation dans des logements du Nunavik

  • Ce rapport brosse un portrait des principaux résultats d’un projet multidisciplinaire élaboré par l’Institut national de santé publique du Québec et ses partenaires à la demande de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. Il s’adresse d’abord à tous les professionnels, experts et gestionnaires du milieu de l’habitation et de la santé publique intéressés par l’amélioration des conditions de logement et de la santé des communautés du Nunavik. La pertinence de ce projet s’inscrit dans le contexte de l’observance d’un important déficit sanitaire, en comparaison des populations du sud de la province au regard du développement de maladies de l’appareil respiratoire chez les jeunes enfants des communautés nordiques.
  • Le logement est un élément-clé de la problématique, puisqu’il constitue un point de convergence de nombreux facteurs de risque infantiles, mais également un lieu de rassemblement familial et communautaire central pour les membres des communautés nordiques.
  • Ce projet a été entrepris afin de proposer des avenues d’optimisation de la qualité de l’air intérieur dans les habitations du Nunavik, et plus spécifiquement au regard des équipements de ventilation et de filtration de l’air. Il vise l’amélioration de la santé des occupants tout en maintenant l’efficacité énergétique des habitations.
  • Une série de bâtiments résidentiels communément retrouvés au Nunavik ont fait l’objet d’une démarche de caractérisation suivie d’une mise au point de leurs systèmes mécaniques de ventilation, d’extraction et de chauffage. Les dossiers médicaux des enfants des ménages concernés ont également fait l’objet d’un suivi rétrospectif afin d’évaluer les retombées potentielles de l’intervention. Malgré certains biais, les résultats de cette étude ont démontré que l’intervention menée dans 55 résidences de Kuujjuaq a engendré des bénéfices objectivables sur la qualité de l’air intérieur en général ainsi que, dans une moindre mesure, sur la santé respiratoire des enfants occupant celles-ci :
    • Les observations menées en phase préoptimisation ont permis de constater que les logements équipés de systèmes de ventilation mécanique étaient mieux ventilés que ceux dépourvus de systèmes de ventilation. Par contre, l’air intérieur n’y était généralement pas de meilleure qualité que dans les autres logements considérés. Des problèmes de conception, d’utilisation et d’entretien de ces systèmes ont été observés, ce qui explique cette contradiction apparente.
    • Les résultats des analyses comparatives réalisées en phase postoptimisation suggèrent que l’intervention a permis d’améliorer significativement les taux de ventilation des logements concernés, et de diminuer de manière appréciable la concentration de certains composés organiques volatils et de particules fines.
    • L’intervention menée s’est également traduite par une diminution significative de l’incidence des épisodes d’infection des voies respiratoires supérieures et inférieures et d’otites chez les enfants des ménages dont les logements étaient équipés d’un ventilateur récupérateur de chaleur.
  • La mise en œuvre de cette étude a constitué une occasion de mieux distinguer les différents rôles, pratiques et leviers d’action des organisations partenaires du Nunavik au regard de la qualité de l’air intérieur. Il est ainsi présumé que la réalisation de ce projet permettra de prendre en charge les problèmes associés à la dégradation de la qualité de l’air des logements de façon plus efficace, limitant les potentielles conséquences délétères pour les occupants et, plus spécifiquement, pour les enfants.
Amélioration de la qualité de l’air intérieur  par l’optimisation de la ventilation  dans des logements du Nunavik

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978-2-550-89076-8