SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les milieux de soins psychiatriques - Recommandations intérimaires

Une bonne couverture vaccinale tant chez les travailleurs de la santé (TdeS) que chez les usagers diminue le risque de transmission nosocomiale dans les milieux de soins. L’augmentation progressive des taux de couverture vaccinale (1 dose) pour l’ensemble de la population ainsi que celui des TdeS (21 doses) de même que la présence de variants préoccupants du SRAS-CoV-2 en circulation au Québec influencent nos recommandations :

  • Le TdeS doit continuer de respecter toutes les mesures de prévention et contrôle des infections (PCI), ainsi que les directives ministérielles et les consignes sanitaires, peu importe son statut vaccinal (distanciation physique, port de l’équipement de protection individuelle (ÉPI), hygiène des mains).
  • Le statut immunitaire du TdeS permet de moduler les indications de retrait du travail en fonction des critères d’exposition à un cas de COVID-19.
  • Le CINQ surveille de près les données épidémiologiques de la vigie génomique des variants qui permet de documenter la progression des cas de variants préoccupants du SRAS-CoV-2 parmi l’ensemble des cas de COVID-19. Advenant des données épidémiologiques démontrant la circulation de ces variants pour lesquels il y a des preuves scientifiques d’échappement immunitaire significatif, les recommandations seront ajustées en conséquence et une mise à jour du document Variants préoccupants du SRAS-CoV-21 : Mesures de prévention et contrôle des infections dans les milieux de soins sera produite.

Ce document présente les mesures de prévention et contrôle des infections (PCI) recommandées en lien avec la présence du SRAS-CoV-2 dans les installations de soins psychiatriques, les unités de soins psychiatriques en milieu hospitalier et les urgences psychiatriques. Elles sont basées sur les connaissances actuelles de la COVID-19 et actualisées en fonction des documents produits par de nombreuses organisations, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et d’autres organismes. Certaines recommandations découlent d’un consensus des experts du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ). Elles sont ajustées selon l'évolution de la situation épidémiologique, les nouvelles connaissances sur ce virus et sur l’efficacité des mesures préventives. Une telle démarche s'inscrit dans un processus de gestion de risque visant à optimiser l'utilisation des ressources disponibles, tout en assurant la sécurité de la population dans le contexte où le confinement de la maladie est l’objectif poursuivi par les instances nationales (ASPC) et internationales (OMS).

L’identification rapide d’un usager ou d’un travailleur de la santé (TdeS) pouvant être infecté par le SRAS-CoV-2 et l’application des mesures de prévention et de contrôle des infections sont prioritaires pour prévenir une transmission possible du virus.

Les stratégies générales recommandées pour prévenir la propagation de la COVID-19 dans les milieux de soins psychiatriques s’ajoutent à celles appliquées quotidiennement pour détecter et prévenir la propagation d'autres virus respiratoires comme l’influenza. La clientèle psychiatrique comporte certaines caractéristiques associées à une vulnérabilité accrue à la transmission d’infections, notamment par une difficulté à respecter les consignes de PCI (ex. : distanciation physique, port du masque et respect de l’hygiène des mains) puisque leur jugement peut être affecté. Cette clientèle peut également présenter des troubles cognitifs ou d’autres symptômes psychiatriques (Kozloff et al., 2020; Lemieux et al., 2020) rendant difficile l’application des mesures de PCI. De plus, cette clientèle peut présenter de la difficulté à faire une évaluation de son état physique et ainsi retarder la déclaration des symptômes (Ji et al., 2020). Les lieux physiques (ex. : chambres multiples, salles de toilettes communes, aires communes, etc.) rendent souvent difficile l’application de la distanciation physique et des mesures de PCI (Xiang et al., 2020). Dans ce contexte de pandémie, où les usagers des milieux de soins psychiatriques constituent une des populations à risque de complications et de mortalité, il est essentiel de diminuer au maximum le risque d’introduction et de transmission de ce virus auprès de ces usagers.

Ce document doit être consulté de façon complémentaire aux autres documents produits par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur la COVID-19 ainsi qu’aux directives ministérielles sur le sujet.

https://www.inspq.qc.ca/covid-19/prevention-et-controle-des-infections

https://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/covid-19/directives-cliniques-aux-professionnels-et-au-reseau/a-propos/

COVID-19 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les installations et les unités de soins psychiatriques

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